yeux d'un homme qui va faire de la thérapie par les mouvements oculaires

Comment se déroule une séance de thérapie par les mouvements oculaires ?

Dans un premier temps, le thérapeute évalue avec vous l’impact de votre traumatisme (ou phobie, peur, comportement inexpliqué…) sur votre vie. Ensuite, il va vous proposer de visualiser votre lieu ressource. Cela permet d’assurer une porte de sortie si le revécu du traumatisme est trop intense.

Le thérapeute va évaluer la distance entre vos yeux et ses doigts. C’est à vous de vous exprimer sur le sujet puisqu’il s’agit de votre confort. La vitesse d’exécution des mouvements est très variable d’une personne à une autre. Informez votre thérapeute sur la vitesse qui vous convient.

Chaque série se compose de vingt deux mouvements différents. Suivant le temps d’intégration, il est possible de refaire des séries deux à trois fois par séance. Si une fatigue oculaire se fait ressentir, il est possible de passer à une stimulation bilatérale, yeux fermés, par tapotement sur les genoux.

Vous allez reprendre contact avec l’événement traumatisant. Décrivez autant que possible le contexte de la scène (sensations corporelles, images, symboles, pensées, odeurs, sons…). Une fois bien associé à cette scène, laissez-vous guider par les doigts du thérapeute.

Des manifestations physiques (cris, tremblements…) peuvent arriver lors des séances puisque vous revivez la scène en associé. Rassurez-vous, c’est tout à fait normal. Si les manifestations sont trop intenses, le thérapeute peut décider d’interrompre la séance et de vous faire visualiser votre lieu ressource.

Lors d’une séance, certaines informations sont parfois déjà connues mais ont besoin d’être verbalisées. A contrario, vous pourrez également retrouver des informations dont vous ne vous rappeliez plus (sous forme de souvenirs mais aussi de sensations corporelles…).

Il ne faut généralement que trois séances pour retraiter le traumatisme. Si l’événement a été particulièrement intense, une ou plusieurs séances supplémentaires pourront s’avérer nécessaires. Une fois traité, l’événement reste présent dans les souvenirs mais n’affecte plus la personne dans son quotidien.